Réussite scolaire et échec professionnel

En 2019, Le Figaro étudiant publiait une étude qui retraçait le parcours de 20 personnalités françaises n'ayant pas (ou très peu) fait d'études, et qui ont pourtant réussi à se faire un nom et à s'épanouir dans leurs domaines respectifs.



Cette nouvelle forme de réussite semble s'inscrire en contradiction totale avec l'image historique que l'on a de l'institution scolaire, perçue depuis toujours comme la seule garante de la réussite de chacun.

En effet, ce n’est plus un scoop pour personne : l’école ne conduit malheureusement pas les élèves à se projeter dans l’avenir mais à entrer dans les cases prédéfinies d’un système scolaire et professionnel établi.

Ainsi, les élèves qui se voient décerner le fameux sésame à la fin de leur cursus ne disposent pas des outils permettant d'appréhender la réalité du monde de l'entreprise. Pire encore, ces derniers sont habitués depuis leur plus jeune âge à fonctionner selon les règles d'un cadre strict et élitiste, ce qui conduit bien souvent à brider les talents individuels.

Par conséquent, réussite scolaire et connaissances académiques ne riment pas systématiquement avec épanouissement dans le monde du travail.


Si l'on souhaite réussir à faire converger les attentes scolaires et professionnelles, il semble donc indispensable que l’École française se détache quelque peu de ses objectifs historiques. En effet, il est important de noter que la réussite scolaire n'a pas toujours été, loin de là, de préparer à la vie professionnelle.

Dès les Lois Jules Ferry (1881-1882), il s'agissait au contraire de former de bons citoyens respectant les valeurs de la démocratie républicaine. Cela nous ramène une nouvelle fois à cette notion de conformation qui limite chez les jeunes la possibilité de rêver, de tester et de découvrir différents domaines, afin d'avoir un choix d'orientation plus vaste.


De plus, le corps enseignant, chargé de la diffusion de ces valeurs universelles mais éloignées des enjeux économiques, forme davantage les bons élèves à se conformer au moule d’un bon employé en devenir plutôt que d'acquérir les caractéristiques d’un leader, ou du moins de quelqu'un qui s'affirme au sein de l'entreprise. Car c'est bien à ce niveau là que de nombreuses difficultés apparaissent. Lorsqu'il s'agit de faire la promotion de leur travail et de s'en adjuger tout le mérite, de nombreux travailleurs peinent.

Sans compter que ces problématiques fréquemment rencontrées dans le milieu professionnel entraînent quasi-systématiquement un manque de reconnaissance, synonyme de souffrance pour beaucoup de ces jeunes talents.

Il serait donc préférable d'accentuer le travail sur les ambitions, l'assertivité, la motivation et la détermination personnelles, indispensables à la réalisation des rêves de chacun.

C'est là que réside tout l'intérêt de l'efficacité professionnelle et du développement personnel en général. Celui-ci est un excellent moyen de compléter les failles du système scolaire « classique » notamment grâce à un modèle fondé sur le développement des projets collectifs, sur l'échange et le partage d' expérience.

En ce sens, il s'agit d'inciter les jeunes à penser par eux-mêmes en leur permettant de s'ouvrir au champ des possibles. Parmi les exemples existants, la mise en place de réseaux d'établissements fonctionnant en coopération autour d'un programme de recherche ou de développement professionnel commun constitue l'une des pistes à exploiter à l'échelle nationale et internationale.


A moindre échelle, la mise en place d'ateliers de discussion, de coaching ou encore d'écriture, ou de prise de parole en public constitue sans doute l'une des solutions les plus durables qui puisse exister. Bien qu'il ne soit jamais évident de trouver sa voie, ces quelques éléments sont autant de pistes sur lesquelles s'appuyer afin d'aiguiller les jeunes vers leur épanouissement dans le monde du travail.

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